Comme précédemment sur ce blog, voici une nouvelle version de l'analyse "Internet dans les médias". La période concernée est de 6 mois et regroupe 216 interventions. Il s'agit principalement du journal de 20h sur France 2. Il y a aussi un peu des infos de la radio et d'autres chaînes et émissions. Pour rappel cette analyse n'est pas exhaustive mais a tout de même une forte chance d'être proche de la réalité en raison d'un nombre très conséquent d'observations.

De plus en plus négatif

Chaque intervention est notée de -3 (article négatif exceptionnel) à +3 (article positif exceptionnel) en passant par des interventions plus classiques (-2 et 2), légers (-1 et 1) ou même neutre (0).

Voici la répartition des sujets traités durant cette période :

Cette analyse voit une réduction des interventions vraiment positives (+2) avec 16 interventions soit 7% seulement.

Avec 3 interventions "+2" : le commerce mais aussi de la guerre contre Daesh ! Il s'agit en fait d'articles sur les reporters et les résistants qui utilisent le réseau pour montrer au monde la situation là bas.

Parmi les interventions "+2" nous avons aussi l'aide aux familles de victimes de terrorisme et la vie pratique. Dans une moindre mesure : le tourisme, le sport, la culture, les médias, l'éducation et l'agriculture.

La moyenne de toutes ces interventions est de -0,65. Un chiffre jamais atteint dans les analyses précédentes (-0,37 pour janvier/février et -0,30 pour la période mars à juin).

Pour information aucune intervention n'a été noté "+3" et ce depuis que j'utilises ce barème.

Les sujets

Pour représenter les interventions dans les différentes catégories je continues la technique des mini-camemberts qui le semble tout à fait appropriée. Les dernières catégories fourre tout comme "Violence [autres] et porn" ont normalement disparus.

Remarquez que les mises en catégorie est une opération qui reste compliquée. Des sujets peuvent parfois être un peu flous et pourrait être mis dans une autre catégorie. Lorsqu'il y a ambiguïté j'essaye de la mettre dans une catégorie qui me semble la plus à même d'être cohérente avec la vision qu'aurait une personne peu qualifiée en informatique.

Voici donc la répartition des interventions d'après leur sujet principal :

Le terrorisme

Comme on pourrait l'imaginer suite aux événements de l'été 2016 le sujet reste un sujet majeur et internet est très largement accusé d'offrir un support pour la propagande et l'organisation des crimes.

Un point assez intéressant est la citation très fréquente de l'application Telegram comme étant une plateforme très utilisée par les terroristes. Parfois on ce demande même à quoi pourrait servir cette application autrement que pour la criminalité. Si Daesh à choisi cette application au lieu d'une autre c'est d'après eux car elle est hautement sécurisée ("cryptée") et qu'elle est laxiste sur la gestion du problème. Il est vrai que les échanges sont chiffrés notamment les messages instantanés mais mis à part cela le modèle de sécurité utilisé est assez conventionnel et l'éditeur de Telegram ferme régulièrement des canaux signalés pour djihadisme.

Dernier point : la plupart des intervenants, journalistes mais surtout politiques parlent de "cryptage" ce qui n'est pas le terme correct pour désigner ce qu'ils veulent désigner : le chiffrement.

Petit mot sur Pokemon Go

Le phénomène Pokemon Go a bien sûr été couvert par les médias : la première fois que le sujet était traité (23/07) l'appli était montrée comme plutôt amusante même si quelques règles de sécurité doivent être respectés mais rien de trop flippant. Globalement ce sujet était plutôt positif et à été classé dans la catégorie "Jeux vidéo".

Par contre les 3 autres interventions que j'ai vu était clairement négatives : centrés sur le danger lié aux imprudences de certains et dans l'un des cas il était aussi question d'arènes mal placées comme à l'ossuaire de Duormon. Ces trois autres interventions qui ne parlent que du danger ont été mis dans la catégorie "Mise en danger utilisateur".

Notez que je n'ai pas vu de sujet relatif aux problèmes de vie privée que pose cette application.

Conclusion

La situation reste globalement assez semblable à celle des autres analyses faites en 2016 mais en pire. Très clairement les attentats de juillet ont largement contribué à aggraver la situation.