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lundi, 11 juillet 2016

Internet dans les médias, de mars à juin 2016

Nouvelle version de l'analyse "Internet dans les médias" sur une période couvant cette fois 4 mois et 187 interventions dans les médias traditionnels, et tout particulièrement France 2. Cette analyse n'est pas exhaustive mais donne une bonne idée de ce que peut avoir un citoyen lambda comme information.

Le coté subjectif de chaque intervention

La méthode sur le contage des points est semblable à l'analyse précédente, pour rappel :

  • 3 : article positif important et complet.
  • 2 : article positif classique.
  • 1 : article positif bref ou secondaire.
  • 0 : des avantages et des inconvénients, neutre.
  • -1 : article négatif bref ou secondaire.
  • -2 : article négatif classique.
  • -3 : article négatif important et complet.

On obtient donc cette répartition :

Les articles négatifs sont traités en général plus gravement que les articles positifs. Ceci est assez logique vu que les médias ont tendance au spéculaire notamment en début de journal qui commence souvent par les mauvaise nouvelles. Mauvaises nouvelles plutôt massives durant cette période en raison principalement des attentats de Bruxelles.

La moyenne des notes est de -0,30 en légère amélioration par rapport à la moyenne de janvier-février où la moyenne était de -0,37.

Les sujets

Avec 187 sujets difficile de tout caser dans dans des catégories. Je me suis rendu compte que pour éviter d'avoir de grandes catégories "autres" qui ne veulent plus rien dire il me fallait présenter les chiffres autrement. Autre soucis certaines catégories ont du mal à être mixtes (positifs et négatifs) comme le commerce et l'emploi où Internet est à la fois une opportunité et un concurrent sérieux.

Devant le très grand nombre de catégories j'ai préféré les montrer sous forme de petits camemberts, un par catégorie. La surface de chaque camembert est en relation avec le nombre d'articles de la catégorie.

Voici comment se répartissent les interventions d'après leur sujet principal :

Les négatifs

Le terrorisme

Le terrorisme est au vu des événements un des sujets majeur des actualité. L'utilisation d'Internet par les terroristes est donc une préoccupation majeure, c'est même la catégorie la plus importante avec 28 interventions bien sûr souvent très négatives. D'un autre coté il y a des articles traitant de personnes dénonçant les attentats ou recherchant des proches via Internet. Ces cas, traités positivement ou de manière neutre, font l'objet de catégories annexes.

Les manifs

Les manifestations contre la loi El-Komeri ont été un sujet également très traité par les médias. Attention un article +2 en lien avec les manifestations a été mis dans la catégorie justice (il s'agit d'une vidéo ayant aidé à poursuivre un agresseur) mais mis à part cela le rôle d'Internet dans les manifestations est montré comme, au mieux, neutre.

La violence (hors terrorisme) et prono

Chantage à la vidéo compromettante, pornographie, harcèlement à l'école ou au travail utilisant Internet n'est pas une thématique particulièrement mise en valeur en nombre d'interventions mais elles sont particulièrement longues et complètes. Étonnamment aucune trace de pédophilie via Internet pourtant sujet si mis en valeur en 2007 avec 19% des interventions. Ceci confirme ce qui à déjà été constaté dans l'analyse de janvier et février.

Divers

Généralement des lors que cela parle d'argent les articles sont assez peu rassurants que ce soit pour les pratiques illégales (arnaques) ou légales mais immorales (optimisation fiscales). Leur nombre reste assez stable.

Le sujet des malwares et notamment des rançongiciels ont été évoqués.

Les neutres

L'emploi

À la fois source d'opportunités que de difficultés l'effet d'Internet sur l'emploi est affiché de manière assez partagée comme c'était déjà le cas précédemment.

Les positifs

Le commerce

Le commerce avait été évoquée positivement en janvier-février. C'est toujours de cas mais de manière moins nette. La concurrence d'Internet est rude et nombreux sont les commerces à s'en plaindre. Ceci est d'autant plus vrai que les commerçants du web ont tendance à l'optimisation fiscale (catégorie séparée). Le commerce reste toutefois une catégorie principalement positive avec seulement 25% d'articles négatifs. C'est la seconde catégorie sur le plan du nombre d'interventions avec 23 articles.

La citoyenneté

Quasi aux abonnés absents en janvier-février ce sujet revient principalement porté par les Panama papers et le Brexit. Il est aussi question de nuit debout, de Snowden et des résistants dans des dictatures.

Conclusion

La conclusion est assez semblable à l'analyse de janvier-février. Les catégories ont été ici détaillés bien plus finement mais le résultat global est similaire : vu par la télévision, Internet reste principalement dangereux et commercial avec un fatalisme assez prononcé.

dimanche, 20 mars 2016

Internet dans les médias, jan-fév 2016

En 2007 j'avais fait un billet sur l'image d'Internet véhiculée par la télévision et la radio et j'ai donc recommencé sur la période entre janvier et février 2016, le moindre chose que l'on peut dire c'est que cela a bien changé !

Tout d'abord quelques points sur la méthode

Contrairement à la dernière fois où je me suis contenté d'accumuler les observations puis à écrire l'article une fois qu'il y en a suffisamment (en l'occurrence 26 pour celle de 2007) j'ai décidé d'une période nette couvrant janvier et février avec juste une interruption du 1 au 7 février pour des raisons d'absence durant cette période.

De cette manière 59 interventions ont été notés et classés. Ils viennent pour la plupart du 20h de France 2.

Remarque importante :

Toutes ces stats ne sont pas exhaustives, je ne passe pas mon temps à noter chaque émission qui passe, a regarder toutes les informations. Bien sur tout ce qui est pub n'est pas pris en compte.

Le coté subjectif de chaque intervention

Contrairement à la dernière fois le coté subjectif de la présentation est noté :

  • une intervention neutre aura un score de 0,
  • une bonne nouvelle aura un score positif : +1, +2 voire +3 selon l'importance qui lui est donné,
  • une chose négative aura logiquement un score négatif -1, -2 voire -3.

Le choix du chiffre est relatif à l'importance de la nouvelle tel qu'elle peut être perçue par le spectateur :

  • 1 et -1 est une intervention brève ou secondaire ou que le lien avec Internet n'est pas forcément clair pour le grand public,
  • 2 et -2 lorsque l'on en parle plus longtemps et que c'est le thème principal de l'article,
  • Les scores de 3 et -3 réservés au cas où c'est tout une émission qui parle du sujet et/ou que ce dernier est présenté comme absolument capital

Quelques exemples :

  • Une émission complète d'Envoyé spécial sur les théories du complot notamment sur Internet : -3
  • Sujet sur le projet 1000 startups hi-tech, contre le chômage : +2
  • Diagnostic médical par smartphone : +1 car Internet n'est pas vraiment cité
  • Au Téléphone sonne (France Inter) un appelant parle de radicalisation par Internet : -1 car très bref et de la part d'un intervenant

Lorsque l'on compte tous les scores obtenus on obtient cette répartition :
score.png

On remarque tout de suite le peu d'interventions neutres mais aussi que si les interventions brèves sont bien réparties entre le positif et le négatif il n'en va pas de la même des interventions plus longues qui en général sont négatives.

Les sujets

Tout d'abord les sujets abordés sont radicalement différents de ce que l'on pouvait voir en 2007, au début j'ai tenté de récupérer la liste des thèmes de 2007 mais cela semble être impossible.

Voici comment se répartissent les interventions d'après leur sujet principal :

Et en pondérant les interventions d'après leur importance on obtient cette répartition. Cela devrait être une vision plus réaliste de la façon dont le spectateur perçoit l'info :

L'arrivée en force du terrorisme !

Comme vous pouvez bien le deviner suite aux événements de 2015 c'est les sujets sur le terrorisme qui prospèrent : en 2007 je n'ai noté qu'une intervention sur le sujet alors notée dans la catégorie générale "violence" plus éventuellement un autre qui parlait du piratage des équipements informatique par les forces de l'ordre. Début 2016 ce nombre à été démultiplié avec 22% des interventions !

Lorsque l'on regarde de plus près les chiffres ont ce rend compte de quelque chose de très surprenant : jusqu'au 15 janvier le sujet éclipsait tout le reste avec 10 interventions sur 21, presque la moitié du nombre total des interventions ! À partir du 16 janvier le niveau de sujets sur le terrorisme devient brutalement plus faible avec 3 interventions sur 38 soit 8% : un taux tout à fait raisonnable.

Je rappelle qu'il est question de voir la vision que donne les médias sur l'informatique, Internet et la hi-tech en général. Un sujet uniquement sur le terrorisme sans lien avec l'informatique ne sera pas comptabilisé.

Quasi disparition des deux anciennes catégories négatives principales :

La pédophilie qui était LE grand sujet négatif en 2007 à quasiment disparu des écrans et passe de 19% des intervention à une seule citation durant la période soit moins de 2% !

Les malwares et attaques était le second sujet d'inquiétude avec 15% des interventions et je n'en est pas revu ce début 2016 pourtant il y a de quoi faire avec les rançongiciels ! C'est dommage car des cas très graves de piratages ont eu lieu dernièrement et dans de nombreux cas seul la vigilance de la population peut faire la différence entre un piratage réussi ou un échec.

Autres sujets négatifs :

Arnaques, optimisation fiscales et fraude était déjà présents dans l'analyse de 2007 tout était alors regroupé dans "Arnaques sur Internet". Il n'y a pas eu de grand changements, peut être une légère diminution.

La manipulation sur Internet, théories du complots ont maintenant leur catégorie : cela reste raisonnable (4 interventions soit 7%). En 2007 aucun sujet de ce type n'à été noté.

Des sujets un peu plus neutres

Internet ce n'est pas seulement de grandes causes et de grands risques et certains thèmes sont influencés par Internet parfois positivement, parfois négativement :

  • L'emploi classique, le grand sujet pour le gouvernement de François Hollande qui a fait de la lutte contre le chômage une priorité. Le cas de l'économie numérique sera traitée séparément mais même pour l'emploi classique Internet est souvent considéré comme simplifiant les démarches et améliorant le dynamisme. Parfois des dérives sont dénoncés : difficultés pour ceux qui ne sont pas à l'aise avec l'informatique, concurrence déloyale avec notamment l'exemple d'Uber. Globalement le bilan de cette catégorie est positive.
  • Usage par politiques, qui consiste en gros à dire que tel politique à fait une annonce via un twitt ou au contraire s'étonner de son silence sur les réseaux sociaux.
  • Technologie, la technologie de l'Internet en elle même : réseaux, informatique avec une fois un article assez catastrophiste sur l'intelligence artificielle.

L'Internet de contenu.

Cela comprend tout ce qui est commerce, partage, emploi hi-tech et contenu non marchand. Internet propose des opportunités et les médias le montrent dans un total de 15 interventions soit 25%. Si on prend cette catégorie comme un seul est même bloc on peut dire qu'il compte tout de même beaucoup même si les interventions sont en générale de faible durée ou présentés comme plus que secondaire.

Humanitaire et aide à la démocratie

Ces sujets sont abordés dans 2 cas : c'est faible mais pas inexistant. Dans les deux cas le sujet ce passe à l'étranger.

Conclusion

Les thèmes abordés en ce début 2016 sont très différents de ceux abordés en 2007 mais globalement le constat est tout de même assez sombre. Les opportunités liés à Internet sont uniquement relatives à l'économie et très peu sur le contenu. Les médias montrent un Internet principalement dangereux et surtout sans apporter de solution pour corriger les problèmes plutôt que les subir.

mercredi, 20 juillet 2011

Bas ou haut débit ?

Pour les fournisseurs d'accès à Internet le critère déterminant pour différencier le haut et le bas débit est la technologie employée :

  • Bas débit : RTC (56k et précédant)
  • Haut débit : ADSL
  • Très haut débit : fibre optique

Cette séparation entre bas et haut était parfaitement pertinente au début de l'ADSL où les sites était principalement conçus pour le 56k et où le débit 512k rendait le surf particulièrement rapide.

On peut ce demander si cela à bien correspond bien aux usages actuels d'Internet. Pour cela j'ai été sur 20 des sites les plus consultés en France et noté pour chaque la quantité de données téléchargés pour afficher une page. J'ai été moi même surpris par la lourdeur des sites puisqu'une page d'accueil avec touts ces éléments pèse en moyenne 903,9 ko ! Pour information, une telle page met plus de 2 minutes à ce charger en 56k, le bas débit doit donc être considéré comme étant totalement incompatible avec le surf sur Internet.

Pour départager les différents débits, j'ai choisi de me baser sur le temps de chargement moyen. En effet 15 secondes est considéré comme un maximum après lequel l'utilisateur commence à être vraiment s'impatienter. Pour un surf à peu près confortable un délai moyen de 5s est un maximum. Finalement le haut débit charge la page sans problème en 1s, après la latence réseau (parfois appelé ping) va ralentir les échanges de telle façon qu'augmenter le début n'est plus utile pour le surf.

Nous avons donc :

  • Très bas débit : la moyenne temps de chargement des sites sont supérieurs à 15s, le surf est vraiment inconfortable.
  • Bas débit : la moyenne temps de chargement des sites est entre 5s et 15s, un peu pénible mais on surfe.
  • Moyen débit : entre 1s et 5s, le surf devient assez fluide sans être excellant.
  • Haut débit : moins de 1s, le surf est vraiment fluide et aisé. Il est plus limité par la latence et les puissances des ordinateurs que le débit.
  • Très haut débit : réduction de la latence et voie montante importante (utile notamment pour le cloud computing). La limite au niveau du débit sur la voie descendante à été fixé à 30 Mbps ce qui est la limite entre l'ADSL et la fibre. Dans la pratique c'est vraiment la voie montante et la latence qu'il faut regarder dans ce cas.

Voici donc les différentes catégories de connexions ainsi formés :

debits.png

On remarque que les connexions 512 kbps et 1 Mbps sont insuffisantes pour surfer correctement actuellement et qu'il faudrait peut être renoncer à les appeler "haut débit".

samedi, 24 octobre 2009

Postfix : limiter la taille des mails

Lorsque l'on a un serveur de mails entrant il est préférable de limiter la taille des messages et la taille totale d'une boite au lettre du serveur.

Ca peut être configuré sans problème par l'ajout de quelques paramètres dans /etc/postfix/main.cf

mailbox_size_limit = 51200000
message_size_limit = 10240000

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jeudi, 25 juin 2009

wondershaper tester les sites en 56k

Il est parfois utile de tester ce que donnerais l'affichage d'un site si il était visité avec un vieux modem 56k.

Le programme wondershaper permet de limiter la bande passante d'un réseau, les tests sont donc faciles à réaliser. Bien sûr durant les tests on évitera d'utiliser tout autre logiciel ayant un important besoin de bande passante.

Remarquez toutefois qu'il n'augmente pas le nombre de paquets perdus et l'élévation du ping qui peuvent arriver sur une mauvaise ligne.

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